Template: single.php

Examens universitaires en ligne

Triche qui peut

Von Sophia Bonbon

Un téléprompteur, © B Alexander Jawfox, Unsplash

15. Februar 2021

Depuis la Covid-19, les partiels et examens se déroulent à distance – une situation insolite pour les professeurs et les étudiants qui s’organisent pour réussir le mieux possible.

Tandis que les professeurs débattent pour trouver des méthodes et solutions d’un enseignement en ligne adéquates – partiels et examens compris – beaucoup d’étudiants se retrouvent pour former un véritable travail d’équipe dans le but de tous réussir avec le moins d’effort possible et d’obtenir les meilleures résultats. Pour y arriver, ils semblent être prêts à tout.

La triche passe au numérique

Fini les antisèches, ces petits bout de papiers rassurant pendant les examens, fini les chuchotements pour échanger les solutions, fini la copie placée sur le côté pour que l’étudiant moins studieux assis derrière puisse jeter un coup d’œil indiscret et copier tous les résultats, fini les portables aux toilettes. Aujourd’hui avec le passage au numérique, il faut s’adapter à un nouveau type d’examens et développer de nouvelles méthodes de triche – un travail beaucoup plus sophistiqué.

Quel type d’examen choisir ?

Les professeurs doivent préparer des examens avec tous les détails, entre autres la date de l’examen, l’heure de début et de fin, la plateforme utilisée, l’équipement et les logiciels à avoir et surtout le type d’examen. Faut-il proposer un examen oral ou écrit ou demander aux étudiants un devoir écrit à la maison ? Ou encore leur proposer un QCM (questionnaire à choix multiples) ? Tout en sachant que le temps pour la réflexion doit être très limité.

Pendant ce temps, les étudiants s’organisent pour s’entraider. Ils ont à leur disposition Google, Whatsapp, Youtube, etc. qui mettent à leur disposition toutes les techniques et idées même inimaginables. En plus, leurs conseils sont gratuits.

À l’université de Bonn, lors d’un examen oral de langue en ligne, les étudiants ont 20 minutes pour préparer une discussion sur un thème donné. Celui-ci est envoyé à l’aide d’un document word. Lors de la préparation, l’étudiant est télésurveillé par l’enseignant. Il est difficile de dire si une personne est cachée derrière le champ de la caméra et écrit un texte que l’étudiant devra tout simplement lire sur son écran …

Téléprompteur & Co

Les professeurs ne sont pas dupes – ils connaissent le principe d’un téléprompteur : le commentateur de journal télévisé par exemple lit son texte sur l’écran en nous donnant l’impression de s’adresser librement au public et en regardant les téléspectateurs dans les yeux.

Lors d’un examen écrit, un document est téléchargé et l’étudiant n’a plus qu’à répondre aux questions. Bien souvent les étudiants allemands habitent en colocation. Il est donc très tentant d’avoir de l’aide à ses côtés que ce soit derrière la caméra avec un colocataire qui fait des recherches très rapides sur Google et vous les envoie directement sur votre ordinateur. Comment vérifier ce que l’étudiant regarde sur son écran ? Ou encore comment le prouver. D’aucuns ont leur Smartphone à portée de main et bien entendu hors du champ de la caméra leur permettant de suivre une discussion Whatsapp d’un groupe de triche.

Un exemple : grâce à la caméra, lors du contrôle de la chambre de l’étudiant où eut lieu l’examen, une étudiante a présenté son plan de travail, son bureau était libre de tout appareil électronique et pourtant à la fin de l’examen de français, comme le téléchargement dura, l’étudiante qui soi-disant ne savait comment transformer un document en un PDF prétendit que «  sa mère » était un train de la soutenir techniquement et attendait avec patience que cette dernière lui renvoie l’examen en PDF sur Whatsapp.

© Unsplash

Ce qui est étonnant c’est que le bureau au début de l’examen était vide de tout appareil électronique. La question est de savoir si « la mère » a seulement transformé le document ou bien s’agissait-il d’une personne de langue maternelle française ayant elle-même rédigé les réponses ?

En ce qui concerne les soi-disant devoirs écrits, les étudiants du Centre de langues de l’université de Bonn avaient exactement une semaine pour rédiger un travail dans la langue étrangère choisie. Les étudiants devaient signer une déclaration sur l’honneur dans laquelle ils attestaient avoir fait le devoir seul et sans aucune aide. Lors de la correction plusieurs professeurs ont constaté que nombre d’étudiants (dont ils connaissent le niveau) ne pouvait avoir rédigé le travail seul – il étant trop excellent.

Le grand mal à l’aise

Les examens en ligne mettent tous mal à l’aise, aussi bien les étudiants que les professeurs. La triche en ligne étant comme un sport (du déjà-vu), le but étant de ne pas se faire chopper (du déjà-vu aussi), et pourtant, la pudeur apparait lorsque l’étudiant doit tenir sa carte d’identité et sa carte d’étudiant devant la caméra – ce sont des données qui, en Allemagne, sont ultra sensibles.

Mais comment concevoir ces examens numériques ? Comment empêcher la tricherie, faire face aux différentes exigences technologiques et prendre en compte les préoccupations en matière de protection des données très sensibles ?

Les universités ne perdent pas de temps et mettent au point des logiciels qui par exemple permettent de capter la présence d’une tierce personne dans la pièce ou contrôlent les recherches sur Google pour rendre la triche plus difficile. Une vraie course à l’échalotte !

Sophia Bonbon enseigne le français à l’université de Bonn.

Ein Student berichtet

Online pfuschen? Ich denke schon, dass ich das ein oder andere Beispiel nennen kann. Hauptsächlich bezogen auf die sogenannte Open-Book-Klausur, in der man jedes Hilfsmittel (auch Google) verwenden darf. Allerdings stellt die Lehrperson so unglaublich viele Aufgaben, dass man gar nicht die Zeit hat, um etwas genauer nachzuschauen.

Bei mir war es öfter so, dass ein paar Kommilitonen unbedingt während der Klausur mit mir telefonieren wollten, damit ich ihnen helfen kann. Die Zeit dafür aber hätten wir im Leben nicht gehabt.

Da ich mich auf meine eigene Klausur konzentrieren musste, kam mir dieser Peer-pressure sehr ungelegen und ich kann mir vorstellen, dass er gerade bei Online-Formaten nicht selten zu belastenden Situationen führen kann. Ich habe dann stattdessen nebenbei einige Fragen im Gruppenchat beantwortet, obwohl ich schon für meine eigene Klausur zu wenig Zeit hatte; trotzdem wurde ich ziemlich undankbar behandelt.

Mir selbst hat es aber tatsächlich etwas geholfen, ein paar mögliche Klausurfragen im Vorhinein zu erraten und in einem Word-Dokument einige Sätze für den Fall bereit zu halten, dass eine ähnliche Klausurfrage auftaucht. Das ist natürlich recht viel Arbeit, aber man lernt ja auch während der Vorbereitung. Ich hatte dann das Glück, bei einer Aufgabe tatsächlich das alte Strg-c-Strg-v-Spiel spielen zu können und musste die Antworten nur im Detail ein wenig anpassen. Sonst wäre ich mit der Klausur nicht fertig geworden, obwohl ich sehr schnell tippe.

Und das ist etwas, das gar nicht geht: Wenn die Klausur so konzipiert ist, dass man sie mit legalen Mitteln innerhalb von 90 Minuten eigentlich nicht schaffen kann.

Ich halte von diesem Format folglich überhaupt nichts … Ähnlich sieht es mit einem Format aus, bei dem etwa 24 Stunden zur Verfügung stehen, um eine Arbeit anzufertigen. Davon ist mir nur erzählt worden, aber wer kontrolliert denn, wer tatsächlich innerhalb dieser 24 Stunden alles an dieser Arbeit gearbeitet hat? Ich habe auch von einer Freundin gehört, die für ein Taschengeld eine Klausur für eine andere Freundin geschrieben hat. Sie selbst hatte diese Klausur im Jahr zuvor sehr gut bestanden und  eine wirkliche Identitätskontrolle gibt es ja meistens nicht.

Das heißt also: Wenn Videokontrolle nicht erlaubt ist, wissen sich die Lehrkräfte oft nur mit zu vielen Aufgaben für eine zu kurze Zeit zu helfen, um das Pfuschen einigermaßen unter Kontrolle zu haben. Oder sie wandeln Klausuren einfach in sogenannte „Kompensationshausarbeiten“ um, die dann anstelle von zwei Lernwochen schon mal ein bis zwei Monate Bearbeitung in Anspruch nehmen können. Eine (im Hinblick auf Korrekturen sicher auch für Lehrende) wirklich große Mehrbelastung, so dass ich persönlich zwei Hausarbeiten aus dem Sommersemester 2020 immer noch nachholen muss.

Viele Lehrkräfte aber ignorieren die Probleme Studierender wohl einfach oder blenden sie aus.

Schreiben Sie einen Kommentar

Mit * markierte Felder müssen ausgefüllt werden. Ihre E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht.